JOUR 8

JOUR 8 : Barberine - Courmayeur
21,1 km / 360 md+ / 492 md-

Quand les coches de 8 heures résonnent au loin, il fait presque beau... à peine le temps de boucler nos sacoches qu'il pleut. Un peu, beaucoup, à la folie, passionnément. On hésite à mettre les voiles, mais le ciel nous donne un (vague) espoir d'amélioration, alors c'est parti... sous les panchos ! Val porte à merveille le rouge vif et moi le jaune canari, impossible de se perdre de vue avec de si vives couleurs. Pour éviter de mouiller les chaussures, je pars dès le début de journée en tongues, quitte à avoir les pieds trempés... C'est la grande classe au col des Montets, je fais mon petit effet auprès des cyclistes. Mais j'avoue ne pas avoir très chaud ! Je renonce aux sacs plastiques sur les chaussures : résultat est peu convaincant, la pluie s'infiltre partout et reste dans le sac plastique ! Doublement mouillé si l'on peut dire...

D'ordinaire si majestueuses, les Aiguilles rouges sont bien ternes aujourd'hui. Le Mont Blanc est quand à lui plongé dans les nuages. Aucune visibilité, quelle tristesse d'avoir fait tout ce chemin pour voir ce paysage de désolation. La route de Vallorcine et de l'Argentière est détrempée : pas vraiment le goût à faire du tourisme ! On se pose un moment dans un bar de Chamonix, histoire de recharger les batteries (du téléphone !) et de passer le temps. On admire les trailers, enfin surtout leurs cuisses de grenouilles bien musclées et moulées dans des shorts fluos. De vraies publicités sur pattes !

Par bonheur, on arrive à sortir le nez dehors alors on tourne en rond dans le centre ville, pas grand chose à faire. A 16 heures, on met les vélos dans la soute du bus qui nous conduira dans le tunnel du Mont Blanc. Peut-être que le temps sera meilleur de l'autre côté, chez nos amis italiens.

A Courmayeur, il ne fait pas plus beau, la pluie nous rattrape après quelques coups de pédale, à se demander s'il on est bien au mois d'août ! On se réfugie à l'abri sous le porche d'une résidence secondaire. L'endroit n'est pas génial, on est en plein vent, mais à à peu près protéger de la pluie. On y passe les dernières heures de la journée, ... et la nuit ! Nous sortons les couvertures de survie et dormons sous les boîtes aux lettres. Un couple nous réveille en pleine nuit : les malheureux aussi surpris que nous rentrent chez eux. Je baragouine trois mots d'Italien en demandant si on ne dérange pas... "Non, non, vous pouvez rester là !" En fait, on aurait préférer dormir à l'intérieur, dans le couloir ou le local poubelle... Nous restons dehors, livrés aux aléas climatiques.

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On voit le Mont Blanc de Chamonix, non ? Non !