JOUR 10

JOUR 10 : Refuge Elisabetta Soldini - Refuge du Plan de la Lai
21,7 km / 905 md+ / 1244 md-

On est les derniers (ou presque) à se lever. La grande salle est déserte, les randonneurs ont bravé de bonne heure les mauvaises conditions. Un Anglais croisé la veille revient au refuge complètement abattu après une nuit sous sa tente, le pauvre bougre a l'air complètement défait. On décide de partir sous une pluie intermittente, les nuages se regroupent au fond de vallée... justement, c'est notre destination : le col de la Seigne à 2 516 mètres. La première partie est assez roulante, mais le terrain est hyper gras, l'effort est violent car la roue patine. Difficile d'avancer, mais une vingtaine de Coréens surexcités nous encourage, pousse de grands cris d’hystérie en nous voyant en selle : les photos fusent. La scène est marrante : il fait 5 degrés, ils sont emmitouflés dans de grosses vestes de montagne alors que nous grimpons à plein régime en t-shirt ! Nous passons le col dans un brouillard épais, il ne fait pas plus beau en France : nous sortons à nouveau les panchos.

La descente vers le refuge des Mottets et la ville des Glaciers est évidemment boueuse et glissante... Le contrôle du VTT avec les sacoches à l'avant est aléatoire, difficile d'éviter les chutes (sans gravité). Bain de boue et fesses mouillées... mieux qu'une cure thermale ! Le panorama est limité à quelques centaines de mètres de visibilité, autant dire que l'on ne voit rien. Difficile de trouver un endroit pour se mettre à l'abri, le fromage extra frais de chèvre de la bergerie des Chapieux nous réconforte le temps d'une courte pause déjeuner.

L'ascension au Cormet de Roselend (1 968 mètres) se fait dans de conditions dantesques : moins de 25 mètres de visibilité, nous sommes gelés au sommet. L'itinéraire se modifie de lui-même en fonction des aléas : on n'hésite pas une seconde pour rejoindre un refuge à moins de 2 kils. La descente se fait par la route, les fesses serrées de peur de se faire accrocher par une voiture, les mains bloquées sur les freins et la frontale derrière sur la tête ! Un faible halo rouge se distingue dans ce paysage en noir et blanc, mais semble bien ridicule pour se faire repérer de loin. L'accueil au refuge ne vaut pas celui reçu la veille en Italie, j'ai parfois l'impression de déranger ! Heureusement que l'on trouve un peu de chaleur en prenant un grand verre de thé et nous passons l'après-midi en jouant à des jeux et en bouquinant avec d'autres coéquipiers d'infortune.

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Retour en France & toujours sous la pluie !