JOUR 13

JOUR 13 : St-Jean de Maurienne - Abri de Malpasset
35 km / 1730 md+ / 534 md-

Allongés sur les gradins, le réveil se fait en fanfare à 6 heures précises. Un employé de la commune vient de mettre en route son énorme tondeuse et fait des tours de stade, tel un joueur de foot ! On lui fait un salut amical de la main avant de quitter les lieux en quelques minutes (les vélos étaient près à partir). Petit tour par la boulangerie pour faire le plein de sucrerie. Après 3 kils de single très roulant sur les bords de l'Arvan, on attaque fort sur un chemin forestier entre 6 et 10% au dessus de la Combe des Moulin. Visiblement, la piste est peu fréquentée, des herbes d'un mètre de haut envahissent notre terrain de jeu, dignes d'une vraie jungle amazonienne. Dans la dernière ligne droite, un arrêt framboise s'impose pour les explorateurs que nous sommes. Une dame qui nous demande d'où nous venons, nous offre un jeu de mandarine. Merci.

Un banc providentiel se trouve sur le chemin, idéalement placé face aux Aiguilles d'Arves. Alors même s'il est un peu tôt pour la pause de midi (enfin... de 11 heures), on n'hésite pas longtemps à s'arrêter. Le banc est un luxe pour le voyageur... je me rappelle toujours de ces cyclistes qui trimbalaient un mini fauteuil pliant pour se reposer le dos. J'avais trouvé l'idée folle... à l'époque ! Sous un soleil de plomb, les 300 mètres de dénivelé jusqu'au col du Mollard sont éprouvants mais le corps s'habitue à l'effort et les jambes tournent toutes seules. On rejoint la route en direction de Saint-Sorlin d'Arves (sur les bords de l'Arvan... encore un joli détour !) avec une idée fixe : trouver cette coopérative qui vantent ses fromages. Les publicités aguicheuses font effet : on ne résiste pas aux clins d'oeil de ces chèvres ou à ces belles fesses de vaches laitières ! Les fromages frais et les faisselles doivent se manger rapidement... leur sort est scellé en 30 minutes, le temps qu'une grosse averse rafraîchisse l'air ambiant.

La Transmaurienne débute aux Charmieux (1600 m) et trace une ligne quasi droite de 30 kils plein Sud : nous sommes coincés entre l'Oisans et la Vanoise, le paradis ! Le début de la piste est presque trop facile, trop beau, trop parfait ! Après avoir traverser 2 ponts, le chemin devient un immense champ de bataille : les montées sont très raides, mais surtout la boue ne permet pas de rester plus de 15 mètres sur le vélo. Très souvent, on pousse. Il est impossible de traverser un ruisseau sans avoir de la boue jusqu'aux chevilles, la pluie a creusé des ornières de plusieurs centimètres où l'eau stagne. Impraticable ! Le plaisir est dur à trouver, malgré la beauté des montagnes qui nous entourent. On se dégotte tout de même une cabane féerique (Malpasset sur les cartes IGN) pour passer la nuit. A moitié détruite, il faut escalader un bout de mur et enjamber une forêt d'orties, mais l'intérieur est cosy : ce soir on dort sur la paille ! Un taureau nous rejoint pour la soirée et se met à lécher les bidons restés sur les vélos... c'est comme un pitbull qui se soulage sur tes chaussures, tu le laisses finir !

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