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Rhin : de la source des glaciers suisses à la mer du Nord (partie 1)

Route du Rhin : Eurovélo15
http://www.rhinecycleroute.eu

Rhin : Mulhouse - Mer du Nord

17 étapes
1680 km
100 km / jour
md+ / md-

Pistes cyclable en Europe
http://www.opencyclemap.org

(partie 2)

Départ : Mulhouse
Arrivée : Bruxelles
Coup de coeur : Mer du nord
France, All, Pays-Bas, Bel

 

ETAPE 1 > Mulhouse > Rumersheim < 41 km

Mulhouse est le centre névralgique de toutes mes virées cyclotouristiques en Europe : à deux ou trois coups de pédale du Rhône et de la source du Danube. Ce nouveau voyage conclut mon épopée sur le Rhin, puisque je l'ai remonté de Mulhouse jusqu'à sa source (Oberalppass, dans les Alpes suisses) il y a quelques années. Aujourd'hui, c'est la mer du Nord qui m'attend : un itinéraire Sud / Nord, que je prolongerai jusqu'à Bruxelles, via les pistes cyclables du bord de mer.
L'aventure commence à la gare de la Part-Dieu : le train est annoncé 10 minutes avant de partir, à peine le temps de démonter le vélo et de balancer les sacoches dans le TGV... premier coup de speed au kilomètre zéro ! Dans la bataille, je perds une attache de porte-bagages : impossible de le refixer sur mon tube de selle, pfff, je suis épuisé avec la SNCF !
L'émotion (ou l'énervement) me coupe l'envie de rerevisiter le centre de Mulhouse avec ses jolies rues pavées : Val prend mes sacs sur son porte-bagages, on dirait qu'elle part au bled ! Les premiers tours de roue sont durs, malgré le dénivelé inexistant. La seule difficulté de la demi-journée consiste à crapahuter sur une voie ferrée, on est obligés de pousser les vélos... souvenirs encore chauds de la traversée des Alpes. Premières gouttes de sueur et première pause sur un banc le long du canal Rhin/Rhône, on engloutit un litre de jus de pamplemousse. Je retrouve des routes déjà empruntées auparavant : j'aime ces moments de nostalgie où se croisent les Eurovélos 6 et 12, et le fameux pont de Neueburg-am-Rhein qui mène au coeur de la sublime forêt noire.
On quitte le canal du Rhin pour descendre le fleuve sur un chemin de halage. L'air est frais et le coucher de soleil donne un peu de couleurs aux grandes lignes droites monotones et aux traversées affreuses de zones industrielles. La tente est posée à 19h45 : on est bercés par les vagues qui s'écrasent sur les digues en béton. Quelques péniches passent pendant que la nuit s'installe...

 

ETAPE 2 > Rumersheim > Messenheim < 78 km

Première vraie étape sur le Rhin qui sert de frontière à la France et l'Allemagne sur plus de 180 km. Le matin est glacial, le froid de la nuit a fait geler la tente. A peine le temps de prendre un (mauvais) café soluble, que nous fonçons déjà avec nos montures, au chaud dans nos doudounes. Les lignes droites sont aussi longues et monotones que la veille jusqu'à la centrale de Fessenheim : obligés de contourner ce monstre de béton et de fer. Par la même occasion, je crève devant les portes de l'usine avec quelques panneaux rassurants "Fessenheim est sûre, qu'elle dure..." Ma seule et unique crevaison du voyage m'interroge, incident nucléaire ou hasard des chemins épineux ? La question restera sans réponse.
On passe le Rhin pour se rendre sur le coté allemand un peu plus sauvage et naturel, la vilaine piste caillouteuse se transforme en joli chemin de terre, mais grisée par une vitesse folle, Val casse à son tour son porte-bagages arrière (sûrement un excédent de bagages) : nous voilà en pleine forêt tetonne, livrés à nous-mêmes... Je répare comme je peux avec des cordelettes de fortune attachées sous sa selle et le cadre du vtt. En un instant, nous passons du bled aux Carpates roumaines. Pour remettre l'axe en place qui saute tous les 100 mètres, Val tape avec frénésie sur la tige métallique avec un galet. Nous arrivons tant bien que mal à continuer sur des chemins assez roulants entre digues, marais et forêts.
Nous nous posons à l'abri d'une cabane de pêcheurs. La soirée est très agréable, le coucher de soleil se reflète dans un bras du Rhin, nous mangeons nos pâtes 3 minutes sur une table, confortablement assis sur des chaises en plastique, l'endroit est à l'abri du vent. Fantastique.

 

ETAPE 3 > Messenheim > Lauterbourg < 100 km

Départ à 9 heures de notre hôtel 5 étoiles, il fait (très) froid, les doigts gèlent aussi vite que l'on prend de la vitesse. Sur le sommet des Vosges, on voit une bonne couche de neige, oh, oh !! Le chemin est hélas très roulant, ce qui accentue cette sensation glaciale. On serpente dans les bois et sur les bords du Rhin : le porte-bagages de Val tient le coup... pourvu que ça dure ! Après quelques kils, une pause (méritée ?) nous permet d'admirer le panorama au barrage de Kehl, quelques minutes au soleil redonnent un peu d'énergie, on enlève aussi les vestes. On traverse le Rhin par la "passerelle des Deux rives", trait d'union et d'amitié entre la France et l'Allemagne. L'arrivée dans les grands centres urbains comme Strasbourg, est toujours une épreuve, des voitures, des zones commerciales, des quartiers entiers en reconstruction, ... la folie humaine. Par chance, on tombe rapidement sur un magasin de vélo Rustine et Burette pour palier aux soucis de porte-bagages. Val repart avec un Tubus de compétition, la voilà prête pour faire un tour du monde. Et moi, j'ai un boulon tout neuf, la classe ! La visite de la capitale européenne est sympa, surtout la Petite France et la cathédrale.
On quitte la ville par les jolis jardins du Château de Pourtalès, un peu de fraîcheur dans les sous-bois avant d'être obligés de prend plein nord par la RN, la faute aux méandres du Rhin qui ne débouchent que sur des culs-de-sac aquatiques.
La forêt d'Offendorf offre une belle rencontre, Diego sort de nulle part avec son vélo, il explique son histoire : il a planté dans cette forêt un arbre après la mort de ses parents... Toujours une belle émotion. Lui aussi fait de l'itinérance en vélo, il nous salue pour notre périple à deux roues.
La fin de journée est vraiment belle, les couleurs dans la réserve de la Sauer sont éclatantes. La route se faufile dans des marais, le vert de la végétation est vif et le bleu du ciel éclatant. L'endroit est calme, seul les cris de quelques oiseaux affolent ce silence. Traversée du joli village typique de Münchhausen.
Il nous faut près d'une heure et de 15 kilomètres pour trouver l'endroit idéal pour poser la tente : pile poil à la frontière franco-allemande, vers Lauterbourg. Les rives du Rhin sont un peu humides, mais l'endroit est loin de tout, surtout très paisible pour passer une nuit.
300 grammes de pâtes, et au lit.

 

ETAPE 4 > Lauterbourg > Ivelsheim < 105 km

Réveil à 7 heures avec la tente gelée, départ une heure plus tard à vélo avec les mains... gelées ! La lumière est sublime sur le Rhin où la brume se lève peu à peu. Quelques trailers se demandent ce que font deux voyageurs à vélo qui se demandent ce que font quelques trailers à cette heure bien matinale... Pour cette étape 100 % allemande, on traverse la campagne rhénane... le calme et la sérénité du matin laissent place aux sites industriels, usines chimiques, centrales électriques démesurées, pylônes géants qui traversent à perte de vue les champs agricoles ! Il faut reconnaître que la traversée de Karlsruhe sent un peu le plastique brûlé... c'est pas terrible ! Mais le sucré du strudel et le salé du bretzel de 11 heures redonnent un peu d'élan au voyage.
Malgré mon Allemand rudimentaire, je comprends qu'on nous déconseille de suivre les berges... "Hochwasser", le cours du Rhin a dépassé certaines berges, mais l'instinct Powerlolo prend le dessus, nous prenons les berges (... et sans regret).
Dans l'après-midi, on quitte le Rhin pour entrer dans les terres, direction Heidelberg. Le plat des digues se transforme en petites grimpettes successives, tantôt dans les champs, tantôt en sous-bois. Le chemin est très agréable. La montée au Château d'Heidelberg est la véritable étape de montagne de notre tour : 30 minutes sur une pente à plus de 10% (impressionnant). Les gouttes de transpi tombent l'une après l'autre, ça chauffe. La récompense est au rendez-vous, la vue sur les hauteurs est splendide, le rouge de la pierre brille avec le soleil couchant. Je retrouve après quelques années le Neckar qui file droit en bas de la ville, toujours aussi romantique. Les rues pavées font sauter les vélos, les freins sont à bloc dans la descente.
On termine la soirée sur un blanc de Ladenburg : au menu une pizza pour changer des pâtes. Même pas froid à 21 heures. On finit la journée dans le noir complet, dodo près d'un poste électrique. Bzzz !

ETAPE 5 > Ivelsheim > Budenheim < 111 km

Départ à 8 h30... et ce matin, et pour la première fois, nous ne sommes pas transformés en glaçon sur nos vélos, le soleil chauffe. Je tente les petites routes pour éviter de reprendre l'EuroVelo 15 qui passe par Mannheim et Ludwigshafen, et sa célèbre usine BASF (Bonheur, Amour, Santé, Fortune), usine longue de 7 km sur le Rhin. Le seul point noir de ce détour est la traversée complexe des autoroutes, souvent des noeuds sans fin qui montent et qui descendent. La suite est sympa, balade dans la forêt de Käfertaler, on retrouve les joies des chemins de terre au frais. Quelques troncs coupés au bord du chemin nous accompagnent pour un café et des gâteaux secs.
L'aventure continue dans les champs et la campagne de la Hesse, l'exercice devient plus dur, nettement moins roulant, surtout que le soleil tape fort... mais on ne s'en plaint pas. La magie du voyage fait qu'au détour d'un sentier presque invisible, on débouche à l'endroit souhaité : nous revoilà dans une forêt pour plusieurs kils de ligne droite qui nous amènent rapidement sur les rives du Rhin, à Gernsheim. On traverse l'île de Kühkopf, puis la réserve naturelle de Knoblochsaue, le calme à l'état pur. Riche faune et flore. Une petite pause sur un embarcadère fait sécher la tente en quelques minutes, alors que l'on profite d'une pause à l'ombre. Hélas, je ne peux éviter un long et pénible passage : le chemin est complètement défoncé, on saute dans tous les sens... ça reste néanmoins mieux que la Transmaurienne...
La suite sur les digues est un paradis pour le cyclotouriste, le bitume est un véritable billard (refait à neuf), on avance sans forcer... où alors on doit être en méga forme ! Moyenne : au moins 25 km/h pour rejoindre Mayence. Je ne parlerai pas de la traversée du pont autoroute, le nez à moins d'un mètre des voitures... ou de la cimenterie au sud de la ville... Non, je n'en parlerai pas ! Visite rapide du centre ville.
On rejoint notre aire de bivouac après avoir traverser des jardins ouvriers sur plusieurs kils : outre les légumes... ça sent bon la saucisse ! Le coucher de soleil est face à nous, nous posons la tente dans les vignes (face à Eltville) : au programme ce soir : observation de centaines de canards et d'oies qui ont apparemment beaucoup de choses à se raconter...

 

ETAPE 6 > Budenheim > Bad Breisig < 124 km

Le réveil de 7h30 est calme et serein, même si nos hôtes sont déjà réveillés et gesticulent dans tous les sens. Le départ à la fraîche fait du bien jusqu'à Bingen, où l'envie irrésistible du bretzel de 9 heures se fait sentir assez tôt dans la journée. Mais il est toujours impossible de trouver de l'eau ! Tous les robinets sont fermés. Nous nous posons sur les rives, face au Niederwalddenkmal de Rüdesheim, monument à la gloire de l'Allemagne en haut des vignes.
C'est ici que commencent les 65 kils du Rhin romantique (Rhénanie-Palatinat), une belle journée s'annonce dans les gorges, entre méandres et châteaux. D'abord, la néo-gothique Mäuseturm ou la tour des Souris qui pointe son nez sur une île, point de péage pour les bateaux de la belle l'époque. Puis le fameux rocher de la Loroleï, d'où la sirène entraînait les marins (et les cyclotouristes ?) dans ses eaux tumultueuses. L'endroit bucolique s'arrête net quand nous remplissons nos bidons à un point d'eau. Un gars débarque pour nous demander de l'argent... 1 euro le litre, c'est presque plus cher que l'Evian !! Je parlemente, mais le gars veut rien savoir, il faut payer. C'est alors que nous fuyons comme des bandits hors-la-loi sur nos montures, le mec hurle de plus belle, je pensais qu'il serait un peu plus chevaleresque à nous poursuivre en carrosse motorisé... en vain ! Drôle d'impression...
Je déguste enfin ma Bratwurst à Sankt Goar, source d'énergie avant de poursuivre dans les gorges. L'endroit est beau mais les couleurs sont un peu tristes, un ciel trop pâle, une végétation sans couleur. Dommage, surtout que la piste cyclable est souvent coincée entre la route et la voie de chemin de fer. Petit à petit, les collines s'aplatissent et s'abandonnent à de vastes plaines. Nous traversons Coblence et dégustons une glace à la confluence de la Meuse, le top. C'est presque l'été ! Après Andernach, nous remontons le Rhine Cycle Route sous le pont de l'autoroute, étrange endroit. La tente est posée à Bad Breisig sur le lit du Rhin, les galets ont l'avantage de s'aplatir rapidement pour poser les matelas sur un endroit plat... enfin, faut-il quand même éviter les tessons de bouteille.

 

ETAPE 7 > Bad Breisig > Düsseldorf < 123 km

Ce matin, les températures sont excellentes pour rouler, mais le temps se couvre à vue d'oeil. Les nuages vont s'inviter à la fête... Les villages sur les bords du Rhin sont toujours aussi plaisants. On passe à toute allure devant le château de Remagen, ça décoiffe ! Le temps d'une photo, on arrive à Bonn : remplissage des sacoches au marché du vieux centre ville et deux viennoiseries avalées sur les bords du Rhin. Ensuite, c'est Cologne après une arrivée pénible entre les usines sur une RN... A peine croyable comme la ville à changer, les docks désaffectés sont devenus en 15 ans un endroit vivant et animé par une foule délirante. Devant la cathédrale, il nous est impossible de rouler, trop de monde ! Pause maquereaux devant le Dom, à défaut d'une Kölsch, la bière locale... Quelques gouttes et des bourrasques de vent nous font renoncer à rejoindre l'endroit où je bossais en 2000... (ça me paraît une éternité) ! Une bise à mon "der Mehdi" et ma comtesse Dubarry... :) Je suis perdu dans ma belle ville de Cologne, achhh !
Nous pédalons pour le grand nord, aujourd'hui, nous traversons les grandes villes. L'après-midi est plutôt plaisant malgré les industries et le bitume, nous passons par le château rose de Benrath (où le seul intérêt est une nuée de jeunes filles en jupettes colorées), puis Leverkusen en coup de vent... qui souffle de plus en plus ! Düsseldorf se rapproche aussi vite que les nuages noirs... L'arrivée par la Düssel et les quais nous fait visiter le centre ville. A peine le pied posé à la terrasse d'un bar qu'une averse de folie plonge la ville dans le noir : 15 minutes à siroter une bière à l'abri, les vélos sont restés dehors... ils seront au moins lavés au kärcher ! On reprend les quais une fois la tempête passée, les couleurs de la soirée sont superbes, les contrastes sont très prononcés. Il fait un froid de canard, quelques gouttes nous obligent à rouler avec les panchos rouges et jaunes : toujours la classe ! Nous stoppons la journée à l'abri des aléas du temps... sous un pont d'autoroute. L'endroit idéal pour poser la tente, pas de vent, pas de pluie, pas de bruit... et le terrain est plat !

 

ETAPE 8 > Düsseldorf > Kalkar < 105 km

Comme tous les jours, le départ sur le vélo est compris entre 8h15/8h30. Les automatismes sont là... on est réglé comme une horloge suisse ! La tente est au moins sèche, on n'aura pas besoin de la sécher au soleil. Après quelques kilomètres, la piste vélo part complètement en live... comme quoi il faut toujours suivre son instinct ! Pour traverser simplement le Rhin, on fait plusieurs détours dans la pampa, on monte pour redescendre, on traverse une autoroute... du vrai n'importe quoi ! Comment perdre une heure pour parcourir 500 mètres ? Il faut tout de même pas s'emballer... les indications allemandes sont au top !
Sur l'autre rive, je m'oriente pas trop mal pour améliorer le trajet et éviter le bitume : chemins en terre, routes bordées de platanes, forêts et petit lac au programme. Pour quelques euros, les pauses gourmandes dans les "backerei" font toujours autant de bien, surtout quand les viennoiseries sont dégustées tranquillement sur un banc ! Comme souvent quelques moutons broutent avec délectation sur les digues, mais les usines ne sont jamais bien loin. Les fumées grisâtres se dispersent dans le ciel bleu...
Une déviation sur la piste cyclable vient perturber le programme et oblige à moult détours dans les alentours de Rheinberg. Une petite erreur de lecture de GPS (sûrement ma blonditute...) plombe une partie l'après midi, plein sud au lieu de plein est... :) Ce n'est que 20 km de perdu sur 1700... un goutte d'eau. On se fait quand même une belle traversée de forêt vers Labeck, 4 km de ligne droite, avant de stopper vers Kalkar en lisère de forêt. Il est 18h30, on profite du coucher de soleil et de la soirée... enfin il y a toujours quelque chose à faire, on nettoie les vtt suite à un bref passage dans un marécage !

ETAPE 9 > Kalkar > Schalkwijk < 90 km

Après un bref moment dans la forêt de Kalkar, nous évitons l'accident de justesse dans les pâturages... Val pile et moi qui la suis de près (je ne la lâche pas... sinon je ne peux plus la rattraper) manque de me payer un fil barbelé pour l'éviter... bilain, un vélo (presque) propre qui tombe dans une marre de boue (heuresement les sacoches sont étanches) ... et une chaussure mouillée pour la journée, youpi ! Au moins, on a évité l'hôpital... spéciale dédicasse à Budapest et au Rendorség hongrois. On tombe par hasard sur la voie romaine dont on nous avait parlé la veille pour se rendre à Kleve. Un café en haut de la piétonnière donne quelques forces pour la petite montée de la matinée... La route nous conduit dans la campagne profonde, entre forêts et champs, et arrive enfin à la frontière germano-hollandaise.
La traversée de Nijmengen, jolie ville néerlandaise, est rapide... trop même... à peine le temps de déguster des crustacés cuits dans l'huile et faire des courses que l'on retrouve les digues du Rhin.
Direction plein ouest, puis nord-ouest, où l'on est émerveillé devant des portes d'écluses plus que gigentesques ! Ces monstrueuses lames de métal viennent hacher la quiétude des eaux des canaux, elles permettent de remplir ou vider d'imenses bassins : en quelques minutes, les bateaux de transport passent d'une écluse à une autre... impressionnant ! Je redeviens un enfant avec des yeux grands ouverts. Nous passons un bras du vieux Rhin sur un bac, histoire de reposer les jambes un bref instant. Les alentours sont tout aussi jolis, les villages ou des maisons posées au milieu de nulle part sont toujours entourés de canaux de 2 à 3 mètres de large. Nous posons la tente dans cet univers féérique, où nos seuls voisins sont des oies et des canards sauvages. Malgré quelques cricris noctures, la nuit est calme et belle.

 

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